Blackout à New York
Sous un top de satin rouge, il découvre des seins menus mais durs. Elle s’abandonne sous la main puis la bouche du Français. Lui la dévore. Il se remplit du parfum de son cou, de l’odeur de ses bras, du musc de son sexe, se délecte du goût de sa bouche qui a bu le vin de son pays. Arc-boutée sur l’accoudoir elle l’appelle de ses gémissements. Lentement, très lentement, il la pénètre de tout son être, de cette puissance contrôlée dont il est porteur. Deux longues étreintes passionnées unissent leur corps. Maggie, les dents raclant l’épaule de son partenaire, ne peut retenir des cris rauques. Elle finit étourdie, elle a les yeux pleins d’étoiles. Elle est KO. Lui s’endort sur son sein.
Vers trois heures du matin, elle entend rentrer les filles à l’étage inférieur. Elles gloussent comme des dindons, prises d’un fou rire nerveux. David ronfle. Maggie place son index dans sa bouche. Il dort comme un enfant.
Après un gros quart d’heure, tout s’est calmé en bas. Maggie détache sa main des lèvres de David. Il ne s’est pas réveillé. Pendant le reste de la nuit, elle caresse les cheveux de cet homme qu’elle n’a jamais considéré comme tel. Pendant que se lève le jour, elle détaille son visage, le regarde passer du noir au gris d’ombres, elle voit se redessiner le relief du visage sous la clarté de l’aube. Vers six heures, elle le réveille doucement. Leurs corps sont brûlants. De ses bras puissants, il lui agrippe les hanches et, avant qu’elle ait pu réagir, il l’assied sur lui et lui fait l’amour vigoureusement. Elle s’enfonce le poing dans la bouche pour ne pas hurler. Quand il s’arrête, elle a les yeux couverts de larmes. Elle se blottit contre lui puis, lentement, se lève et s’habille. David fixe sa silhouette en ombre chinoise devant un écran de ciel rosé. Il se rhabille à son tour et fait disparaître toute trace de leur nuit : bougies, vin, couverture, radio et coussins éparpillés. En guise de conclusion, elle lui saisit la nuque et écrase sa bouche contre la sienne. Hésitant, il demande :
- Je vous laisse à vos chats ?
- Il vaut mieux.
En descendant, ils s’arrêtent net à l’entrée du bureau commun : la couette est déployée sur le sol et le couple Steph. – Fanny dort enlacé. Les chemisiers sont en bataille et un rayon de soleil chauffe, sur la jupe de Steph. le pan de slip blanc bordé de dentelle découvert par l’accroc de la veille.
Médusé, David se retourne vers Maggie.
Elle lui adresse un sourire et, dans un réflexe, veut refermer la porte sur les filles. En vain : les portes automatiques sont bloquées en position ouverte.
- Viens, je t’offre un croissant et un café, dit-elle.
- Où ça ?
- A l’hôtel Benson, sur la cinquante-troisième.
Ils traversent le couloir en direction de l’escalier. En passant devant l’ascenseur, les néons se rallument et la cabine, porte ouverte, s’aligne sur le douzième étage.
FIN
Yves De Wolf – Clément
Auderghem, novembre 2004

Marijke Trog
17 mars 2010 at 5:27
Dag Yves,
ik doe een luttele poging objectief te blijven, wat gezien de ‘omstandigheden’ wellicht niet evident is. Mijn beoordeling is mogelijk gekleurd en beinvloed door wat er leeft in ons!
En toch, ik lees je graag. Ook al was dit verhaal misschien wat langzamer opgebouwd, … het plot is altijd even verrassend en in dit geval ook prikkelend! I love it! Keep going man!
Dikke kus,
Marijke